mercredi 7 septembre 2016

Meilleures ventes au 31 aout

Meilleures ventes de SIGEST au 31 aout



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Au 7 septembre 2016, 107 livres au catalogue depuis 2005.

mercredi 31 août 2016

Retour de flamme

Retour de Flamme

 Les banlieues de Damas, matrice de la barbarie terroriste qui frappe l’Occident

de Jean-Michel VERNOCHET

 
Parution le 13 septembre 2016
 Ed. Sigest, EAN 9782917329924
272 pages, 17x24cm, 17,50 €


 Chroniques de cinq années de guerre coalisée
contre la République arabe syrienne




Ces chroniques, comme leur nom l’indique, ont été rédigées au fil des événements. Textes engagés, ils n’ont pas été remaniés a posteriori et se trouvent par conséquent publiés à l’état natif. Pour qui est familier des arcanes du Printemps syrien et de la guerre inexpiable que livrent les occidentalistes à la Syrie et au régime laïc de Damas, ces pages apparaîtront comme singulièrement prémonitoires. Elles montrent en effet combien les révélations fracassantes surgies dans la presse ces derniers mois étaient en réalité connues de longue date. Par exemple pour ce qui est du rôle d’Ankara, de Riyad, de Doha, de Paris, le Londres et de Washington dans le financement, l’encadrement, le renseignement et le soutien logistique des factions rebelles, mercenaires et internationalistes, combattant sur le sol syrien. Mais il aura fallu cinq années de guerre et que la crise syrienne s’exporte hors du Levant, impactant l’Europe tout entière — vague terroriste et déferlante migratoire — pour que la parole finisse par se libérer de la tyrannie consensuelle qui la muselait. Ce qui à présent semble aller de soi était, au moment où ces pages furent écrites, autant d’incongruités taxées de conspirationnisme. Reste l’ultima ratio, à savoir que les objectifs géopolitiques poursuivis dans le monde musulman eurasiatique par la démocratie impériale judéo-protestante, expliquent à eux seuls la manipulation extensive des opinions publiques et la destruction programmée des États récalcitrants à se fondre dans le grand chaudron du marché unique planétaire.

***

« Depuis plus de cinq ans, Le Monde nous annonce la chute imminente de ce qu’il appelle ‘le régime de Damas’, assimilé à une seule personne : Bachar al-Assad, ‘dictateur sanguinaire’, ‘fils de dictateur’, ‘nouvel Hitler’, ‘nouveau Staline’, etc. seul responsable des 300 000 victimes d’une guerre civile qu’il aurait inventée lui-même pour conserver le pouvoir ! Depuis plus de cinq ans, le quotidien essaie de nous vendre la fiction d’une rébellion, sinon d’une ‘révolution’ armée et constituée de ‘groupes modérés’, laïcs, voire démocratiques. Depuis plus de cinq ans, l’ensemble de la rédaction du Monde est mobilisé par la production idéologique du ‘politiquement correct’ concernant la Syrie, sa guerre civilo-régionale et ses acteurs internationaux ».

Richard Labévière
15 aout 2016 






mercredi 10 août 2016

SAUVEURS et COMBATTANTS de Yaïr Auron

SAUVEURS et COMBATTANTS
La famille Aznavour et "L’affiche rouge"

Compassion et héroïsme
A Paris, sous l'Occupation nazie 

de Yaïr AURON
Préface de Charles AZNAVOUR

Ed. SIGEST, EAN 9782917329894, 15x21cm, 148p, 17 €, Frais de port 3,90 €
Livre publié avec la participation de l'Institut Tchobanian





Yaïr Auron étudie depuis des décennies les relations — qui lui sont chères — entre les Juifs et les Arméniens, d’autant plus qu’à ce jour l’État d’Israël ne reconnait pas le génocide des Arméniens.
 

Écrit au cours de l’année 2015, avant les commémorations du centenaire du génocide, cet ouvrage nous ramène à la période de la France occupée, où il relate l’épopée de la famille Aznavourian.
 

Charles Aznavour dans sa préface souligne :

« Ce que nous avons fait, pendant l’Occupation, nous semblait être la chose la plus naturelle du monde, au point que petit à petit on a fini par oublier l’engagement de nos parents, jusqu’au jour où Yaïr Auron est venu nous en parler. »
 

Et d’ajouter :
 

Yaïr est un homme bon, un saint homme. En écrivant cet ouvrage, il nous a révélé à nous même, il est entré dans l’histoire des Arméniens et n’en sortira plus. D’une certaine manière, il devient à son tour ce que les Juifs nomment un « Juste ». 
Charles Aznavour


dimanche 10 juillet 2016

Les mythes fondateurs du Choc des civilisations

Après son succès phénoménal avec "Occident et Islam - Tome1" paru il y a un an, Youssef Hindi revient avec un nouveau livre.

 

Les mythes fondateurs du Choc des civilisations 

ou comment l'Islam est devenu l'ennemi de l'Occident 

 


de Youssef Hindi 
Préface du Colonel Roger Akl


Éditions SIGEST

EAN : 9782917329900, Prix : 17,50 euros + Frais de port 3,90 €


Parution : 31 Aout 2016



Le nouveau livre de Youssef HINDI se situe dans le prolongement de son précédent ouvrage à succès Occident et Islam – Tome I : Sources et genèse messianiques du sionisme. De l’Europe médiévale au Choc des civilisations (Sigest, 2015), et ouvre la voie au Tome II.

Bien que les travaux présentés dans son premier ouvrage — dont les thèses n’ont à ce jour souffert d’aucune réfutation — ont désormais fait la lumière sur les origines et les finalités du sionisme et de la stratégie du Choc des civilisations, il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre de questionnements relatifs à l’Islam en tant que religion, civilisation et empires successifs, restent en suspend. D’autant plus que la propagande occidentaliste propose le plus souvent une vision déformée et simpliste, brouillant très largement la perception qu’ont les populations de culture chrétienne, de l’une des plus importantes religions de l’Humanité dans sa complexe réalité, et cela pour des raisons que l'auteur avait très largement exposées dans Occident et Islam – Tome I.

Il s’agira ici non pas de se lancer dans une déconstruction systématique des innombrables mythes (souvent fantaisistes) qui ont été forgés dans des contextes politiques, géopolitiques et historiques spécifiques, mais de vérifier ou d’infirmer les plus importantes accusations portées à l’encontre de l’Islam. Accusations sur lesquelles s’appuie d’ailleurs essentiellement la stratégie du Choc des civilisations. 
 

mardi 5 juillet 2016

Contrats d'édition entre SIGEST et Yaïr Auron

Sigest signe des contrats d'édition 

avec Yaïr Auron






T.S. Kahvé
Erevan, 01.07.2016


Lors de son séjour en Arménie, en mars-avril dernier, Jean Sirapian, administrateur des éditions Sigest et directeur de la revue « Europe&Orient », a signé plusieurs contrats d'édition avec l'intellectuel israélien, connu pour ces travaux (et son combat) pour la reconnaissance du génocide des Arméniens par l'État d'Israël.

Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés en janvier 2015, toujours à Yerevan, et s'étaient mis d'accord pour traduire et publier les livres d'Auron.

Yaïr Auron et Jean Sirapian en discussion à Yerevan, American University Armenia



Finalement les modalités de ces publications ont été concrétisées ce qui a abouti aux contrats d'édition. 

Yaïr et Jean, après la signature des contrats. (AUA)



L'un des ouvrages concerne les témoignages recueillis par Auron auprès de Charles Aznavour concernant la période de la Seconde Guerre. Le livre sera publié d'abord en français et l'an prochain en arménien.

L'autre ouvrage sera la traduction des extraits de ses 2 ouvrages sur le génocide arménien, "The Banality of indifference" et "The Banality of Denial", réunis en un seul volume.

« Outre la fierté d'avoir signé des contrats avec un auteur de renommé, je suis content aussi de découvrir en Yaïr un ami bon et sincère», a dit J. Sirapian.


Des souscriptions seront bientôt ouvertes pour ces livres.



jeudi 30 juin 2016

Henry Cuny parrain du Premier festival du cinéma arménien à Nice

Henry Cuny parrain du Premier festival du cinéma arménien à Nice

Ouverture du Festival du cinéma arménien de Nice Introduction de Henry Cuny, écrivain, ancien ambassadeur de France en Arménie -5 juin 2016.

****** C’est une surprise pour moi d’avoir été choisi pour parrainer ce premier festival niçois du cinéma arménien. J’y vois bien sûr une marque d’amitié des organisateurs. J’y vois aussi la pérennité du lien qui m’attache à l’Arménie depuis les cinq ans qu’a duré ma mission comme représentant de la France dans ce pays, de 2002 à 2006. C’est tout à la fois un honneur et un plaisir.


Henry Cuny


Le plaisir de vous accueillir, chers amis Niçois, dans une ville qui est pour moi devenue d’adoption, puisque elle a été le premier lieu de mes vacances depuis l’âge de 17 ans (je vous laisse calculer). J’y suis resté fidèle, comme vous le voyez, à l’heure de la retraite.

Le plaisir d’accueillir pour cette projection unique du film d’ouverture -1915 - l’actrice principale Angela Sarafyan qui incarne ce que j’ai appelé dans « l’âme d’un peuple » « l’élégance racée des jeunes Arméniennes », leur courage et leur talent. Mais aussi les deux coréalisteurs Garin Hovannisian et Alec Mouhibian ; Garin Hovannissian étant le fils de l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafi Hovannissian qui est, aujourd’hui encore, un acteur important du débat démocratique en Arménie, que j’ai bien connu et avec lequel j’ai beaucoup échangé durant ma mission d’ambassadeur.

Mais un honneur surtout, celui de porter un instant le flambeau de cette culture millénaire que j’ai eu l’occasion d’approfondir durant mon séjour et au cours de la préparation de l’année de l’Arménie en France en 2007 dont je disais à l’époque : « il n’est pas outrecuidant de consacrer, après ces continents que sont la Chine et le Brésil, une année à l’Arménie, dont la géographie, réduite à la portion congrue par les vents contraires de l’histoire, demeure dépositaire de l’épopée d’un peuple. L’Arménie nous apprend que chaque nation est indispensable au monde, que notre méconnaissance de l’autre est une ignorance de soi, que tout génocide est une amputation de nous-mêmes ».

Car je vois bien le risque pris avec ce titre laconique « 1915 » : « L’Arménie, diront certains, ne se renouvelle pas ; la culture arménienne reste figée dans le souvenir, la commémoration ».

Double erreur : je puis témoigner, pour avoir beaucoup voyagé de par le monde, que l’art arménien est un des plus créatifs qui soient et peut s’enorgueillir d’une vitalité peu commune ; mais encore que la revendication de la reconnaissance du génocide a peu à voir avec une volonté de s’enfermer dans des sentiments turcophobes mais participe de la nécessité subconsciente de démontrer que l’Arménie, pays miraculeusement rescapé des naufrages de l’Histoire, à commencer par ceux des empires qui l’avaient engloutie, se veut le témoin d’une histoire sacrée, d’une seconde genèse de l’Humanité depuis les temps de Noé.

De mon bref essai « Arménie, l’âme d’un peuple », la Ministre de la Culture Hasmik Poghossyan, qui a tenu à le préfacer, a retenu cette phrase : « L’arménité réside dans le dépassement des apparences. Si elle n’était dictée que par le sang, elle aurait depuis longtemps été submergée par le sang. L’arménité me paraît être plutôt une démarche millénaire de l’intelligence. » Il y a dans la langue arménienne un temps du passé qu’on appelle précisément le temps du témoignage. Je dis quelque part : « Si Israël est le peuple élu, l’Arménie est le pays témoin ». Témoin, c’est sans doute modeste, mais c’est tout aussi grand. 

EAN 9782917329856, Editions SIGEST


****** Refuges arméniens... Le titre nous interpelle. Est-il bien à propos ?
Qu’est-ce qu’un refuge ? C’est, nous dit le dictionnaire, « un asile, un lieu où l’on se retire pour être en sûreté ». Mais les Arméniens se sont-ils jamais sentis en sûreté quelque part ? Au cours des trois mille dernières années de leur histoire, celle qui est référencée par des dates, des événements, des inscriptions dans la pierre, plus tard des khatchkars aux portes des églises ou à l’entrée des cimetières, ils n’ont fait qu’être ballottés entre d’immenses empires rivaux et de résister aux envahisseurs, par les armes et la vaillance autant qu’ils le pouvaient, par la foi et la persévérance quand ils étaient vaincus par la disproportion des forces ennemies.
Un refuge c’est aussi, précise le dictionnaire, « un abri en montagne ». Et cela, l’Arménie l’a toujours été : qu’il s’agisse de ces défenses naturelles inexpugnables où les souverains ourartiens tinrent tête aux rois d’Assyrie, cette haute muraille du Taurus arménien qui protégea le royaume de Van des menées d’Assour, ou du Nagorny Kharabagh qui fut longtemps le dernier refuge d’une population arménienne qui ne voulait pas renoncer à sa liberté, à son identité.
Car le mot refuge prend aussi un sens plus large quand il est en apposition d’un autre mot, le plus souvent valeurs refuges, au pluriel. Et c’est précisément autour de et par ses valeurs que l’Arménie a survécu à ses engloutissements successifs.
Alors, oui, refuges arméniens, au pluriel, est bien le titre qui convient. Il colle parfaitement à l’épopée du Musa Dagh qu’il évoque puisque c’est à flanc de montagne que les Arméniens du Musa Dagh ont tenu tête durant plus de 50 jours aux troupes ottomanes d’une écrasante supériorité en hommes et en armement. Il colle au sort de cette poignée de descendants des rescapés du génocide de 1915, revenus dans leur village de Vakif par fidélité à eux-mêmes, et qui vivent aujourd’hui sous la menace de Daesch, des répercussions de la guerre civile en Syrie et de la montée du fondamentalisme au sein des communautés sunnites alentour.
Mais le titre refuges colle plus encore à ces navires français qui évacuèrent les résistants du Musa Dagh promis à une mort certaine et que la France accueillit au nom précisément de ces valeurs refuges dont elle a fait sa devise : liberté, égalité, fraternité. Point d’ancrage de cette amitié unique entre la France et l’Arménie. Je pense comme le Général de Gaulle qu’un pays, plus encore une grande nation, n’a pas d’amis, seulement des partenaires ; mais j’y apporterai une exception, celle de l’amitié franco-arménienne car c’est une évidence pour le monde entier.
D’une certaine manière je pense que, par un renversement de l’histoire, ces villageois de Vakif que nous allons découvrir dans le film de Mathieu Proust sont, comme les autres chrétiens d’Orient, devenus à leur tour le refuge des valeurs que nous défendons.

**** Lors de l’ouverture de ce festival du cinéma arménien, le 5 juin dernier au cinéma Mercury, je terminais mes quelques mots d’introduction sur cette réflexion tirée de mon essai - Arménie : l’âme d’un peuple - « si Israël est le peuple élu, l’Arménie est le pays témoin ».
Le film qui nous est présenté ce soir et que je vais découvrir avec vous - Les chemins arides d’Arnaud Khayadjanian - illustre parfaitement ce propos. Un film tourné en Turquie, sur la terre de ses ancêtres rescapés du génocide de 1915. Comme le film d’ouverture - 1915 - il s’agit donc d’un film sur la mémoire d’un peuple, le peuple arménien.
Si l’on y réfléchit bien l’Arménie, longtemps souterraine, engloutie dans la toute- puissance ou l’anéantissement d’empires qui ne sont aujourd’hui que des noms oubliés sur nos atlas historiques : mède, achéménide, perse, séleucide, parthe, sassanide, byzantin... plus près de nous ottoman, hier encore soviétique, l’Arménie disparue de la carte du monde pendant un millénaire, évanouie, n’a été que mémoire. La mémoire est l’élément constitutif de l’ADN arménien, le secret fragile et impérissable de sa survie.
Et ce sont les témoins qui transmettent la mémoire d’âge en âge : une mémoire déjà consignée par le premier historiographe arménien, Moïse de Khorène, dont les descriptions enthousiastes des palais de Sémiramis sur le bord du lac de Van poussèrent les orientalistes du XIXè siècle à entreprendre des recherches in situ et à découvrir qu’il avait effectivement existé au IXè siècle avant Jésus-Christ une reine de ce nom dont parlaient toujours vers 1850 les villageois des contrées avoisinantes. Mémoire orale à l’unisson d’une mémoire écrite.
C’est la même démarche qui pousse l’auteur de ce film à aller interroger les pierres et les ombres en Turquie : car si les chemins de la mémoire sont parfois arides, les ruines ne le sont jamais. Elles sont souvent plus disertes que les hommes. Et je suis certain que, dans mille ans, on parlera encore de ce qui est arrivé là, il y a pour nous cent ans, de la mécanique implacable de l’Acte exterminateur, de cette Apocalypse où, comme le dit Saint Jean, le fleuves furent changés en sang. Selon Saint Jean, une étoile tombe dans les eaux et les eaux s’empoisonnent. Mais le poison n’est pas le sang, le poison est l’occultation de la mémoire.
Pourtant il y a aussi un autre message dans le film que nous allons voir. C’est le premier film traitant explicitement du génocide tourné avec l’accord de la Turquie qui a accompagné le tournage de force gendarmes pour assurer sa sécurité et sans doute pour le surveiller. C’est aussi un film qui dit que dans toute Apocalypse il y a des anges de lumière, des Justes qui sauvent d’autres Justes. Il n’y a pas d’Empire du Mal, il n’y a que des nations ou des hommes qui se cherchent. Espérons qu’ils se trouveront avant 1100 ans.


Le film d’ouverture s’achevait sur une main tendue. Puisse celui-ci contribuer à rapprocher les mémoires !



source : http://www.armenews.com/article.php3?id_article=128436